Clermont va tenter de profiter de cette 34e journée de Ligue 2 pour remonter sur le podium. La tâche ne s’annonce pas facile pour les coéquipiers de Fabien Farnolle, qui marquent le pas depuis plusieurs semaines et reçoivent une équipe de Monaco en pleine forme. Le gardien auvergnat a évoqué cette rencontre et la fin de saison pour Sport.fr.Sport.fr / A la vu des derniers résultats, on ne peut pas dire que Clermont soit en grande forme avant cette 34e journée…
Fabien Farnolle : On n’en est pas très fier, mais on ne se dit pas qu’on est dans une mauvaise passe. On voit plutôt qu’il y a des choses à corriger. Si on y arrive, et si on fait preuve de plus de maturité, on arrivera à inverser la tendance. Il faut apprendre de nos erreurs des matches passés et avoir le souci du détail. La Ligue 2 demande de la rigueur jusqu’à la dernière minute.

Cette mauvaise série influe-t-elle sur votre moral ?
Quand on perd, ce n’est jamais bon pour la confiance. On a fait une grosse première partie de saison. On savait très bien qu’on allait avoir un coup de mou. Il fallait qu’il soit le moins long possible. Il y a peut-être un manque de confiance. Mais on n’a pas le droit de douter à un point du podium à cinq journées de la fin.

Sur quoi doit s’appuyer Clermont en cette fin de saison ?
Tout ce qui a fait notre force lors de la première partie de saison : notre envie de bien faire, notre générosité ou encore notre solidarité. Il faut garder tout ça jusqu’à la 90e minute de tous les matches.

« Monaco est sur sa lancée« 


Monaco, votre adversaire de ce vendredi, a suivi la trajectoire inverse à la votre. Comment expliquez-vous leur remontée au classement ?
Il ne pouvait pas faire pire et n’avait rien à perdre non plus. Ils allaient déjà mieux à partir de novembre. Puis il y a eu beaucoup de changements. Ils sont sur la dynamique du changement je pense. Ils en profitent, comme on a pu le faire lors des matches aller. Ils sont sur leur lancée.

Certains les voient lutter pour la montée…
Si mathématiquement c’est encore jouable, pourquoi pas. Moi je ne m’y intéresse pas. Si on fait de meilleurs résultats que nos rivaux on montera. Que Monaco monte ou pas, ce n’est pas notre problème. On a regardé les calendriers de nos concurrents directs, comme Reims ou Troyes. On est obligé de suivre. On a été chassé pendant longtemps et on n’avait pas l’habitude de regarder ce que les autres faisaient derrière nous. Désormais, c’est nous qui chassons. Tous les matches sont des finales.

Pour vous, cette saison doit être vécue comme une sacrée revanche après quelques galères ?
Oui, c’est ce qui me donne envie de rien lâcher et de prouver que ceux qui ne croyaient pas en moi se trompaient. Ce n’est que du bonus. J’ai déjà vu beaucoup de choses, comme le chômage. C’est ce qui me fait positiver et me permet de prendre du recul quand quelque chose ne va pas bien. Cela m’a donné une sacrée force. J’avais besoin de galérer, de toucher le fond, pour vraiment être revanchard et prouver.

Comment imaginez-vous votre avenir, alors que vous allez terminer votre deuxième saison au club ?
Je suis bien à Clermont. Mais je ne vais pas faire la langue de bois. S’il y a une bonne opportunité, j’y réfléchirai. Et j’essaierai de prendre la meilleure décision pour ma famille et moi.

Propos recueillis par Frédéric Sergeur

 

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