Capitaine de l’OM à cette époque, Didier Deschamps n’a pas oublié le drame de Furiani, le 5 mai 1992, avant le match qui devait opposer Bastia à Marseille. L’ancien milieu de terrain se rappelle du moment où les joueurs ont été mis au courant du drame avant de pénétrer sur la pelouse. « La sono est toujours à fond. On entend un bruit sourd. On vient nous prévenir qu’une tribune vient de s’écrouler. Après, on est tous sortis sur la pelouse. Là, on se rend compte du drame, du désastre. On connaissait de nombreuses personnes dans les tribunes. On essaie d’apporter notre petite aide, surtout morale« , a expliqué l’actuel entraîneurs marseillais à RMC. « DD » conserve de ce drame « des images affreuses, de douleurs : le terrain de foot transformé en champ de bataille avec des brancards, des gens en souffrance, un affolement. L’ampleur du drame est tellement importante qu’on est déconnecté de la réalité. » Pour lui, même si « le temps passe« , on ne peut « pas oublier » ce qu’il s’est passé ce jour-là. « Sans connotation politique, le devoir de mémoire me semble être le minimum pour les personnes qui ont perdu des êtres chers. Qu’il n’y ait pas de match de foot le 5 mai est une bonne chose« , a-t-il conclu.
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