Indiscutable au Paris Saint-Germain, Jérémy Ménez est loin d’avoir le même statut en équipe de France, où les minutes de jeu sont rares pour le milieu offensif de 25 ans. Pas du tout utilisé contre l’Angleterre, l’ancien Romain devrait être une nouvelle fois remplaçant face à l’Ukraine ce vendredi (18h), et souffre d’une image de joueur individualiste dont il se défend.Jérémy Ménez n’est pas le Bleu le plus en vue depuis le début de l’Euro 2012. Entré en jeu pendant les matchs de préparation, le joueur du Paris Saint-Germain n’a pas disputé la moindre minute face à l’Angleterre lundi dernier, et ne devrait à nouveau pas être titularisé ce vendredi (18h) contre l’Ukraine. Pire que d’être barré par Franck Ribéry, Samir Nasri mais également Hatem Ben Arfa pour occuper une aile de l’attaque à trois de l’équipe de France, le milieu offensif parisien a été copieusement sifflé par le public du Mans lord du dernier match amical des Bleus face à l’Estonie. Sur le moment, Ménez a avoué ne pas avoir aimé les sifflets, et revient ce jeudi sur cette cote en berne auprès du public français dans les colonnes de L’Equipe : « Je pense que les gens m’ont plus souvent jugé sur mon image que sur mes performances. On me dit arrogant, nonchalant, alors que je suis tout le contraire. J’ai toujours eu un côté un peu fermé, un peu timide. Mais c’est aussi ce qui m’a permis de réussir dans le monde du foot, notamment quand je suis passé en Italie. »

Son image de joueur qui ne sourit jamais, Jérémy Ménez n’a rien fait pour l’arranger en restant parfaitement stoïque après avoir marqué le dernier but des Tricolores face aux Estoniens. Jugé trop individualiste, l’ancien joueur de la Roma a conforté ce sentiment en voulant absolument faire la différence à lui seul lors de ses dernières sorties en équipe de France. « C’est mon caractère. A mon poste, tu dois provoquer. Sur dix provocations, tu ne vas pas tout réussir, c’est impossible. Tu ne joues quand même pas contre des plots. Quand tu manques un dribble, il faut se dire que le prochain fera la différence. Savoir insister, j’ai appris ça en Italie, quand Claudio Ranieri me disait : « Ne t’inquiète pas, il suffit que ça passe une fois et c’est bon. » Alors, tu répètes les gestes. Et, à un moment donné, ça passe, c’est obligé. On est préparé à l’échec, on sait qu’on ne va pas réussir toutes nos initiatives. Personnellement, je le vis très bien. Après, il y a des questions de mentalité. En France, si un joueur n’est pas bon en première période, il risque d’être sorti à la mi-temps ou au début de la deuxième. En Italie, les entraîneurs savent que tu peux manquer, mais ils te laissent ta chance de faire la différence jusqu’au bout. Ancelotti appartient à cette culture« , explique le Parisien qui corrige quelque peu cette image de joueur « perso » en étant le meilleur passeur décisif du club de la capitale en 2011-2012. Indubitablement bourré de talent, Ménez doit prouver qu’il est capable de jouer un rôle important en sélection nationale, comme c’est le cas dans son club. Ca passe aussi par quelques petits défauts à gommer.

 

1 Comment

  1. 10 occasions pour en mettre une au fond, la moitié du match en marchant, une nonchalance permanente… qu »il ne se plaigne pas d’être critiqué !!!

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