Parier sur l’AC Milan
La rédaction Footiz

L'AC Milan est l'un des deux clubs de la ville de Milan, et l'un des plus décorés d'Europe : sept Coupes des clubs champions, un total que seul le Real Madrid dépasse. Fondé par des Britanniques expatriés à la toute fin du XIXe siècle, il a gardé de ses origines la graphie anglaise de la ville — Milan, et non Milano.
Un club fondé par des Anglais
En décembre 1899, Herbert Kilpin et un groupe d'expatriés britanniques créent le Milan Foot-Ball and Cricket Club. Le cricket a disparu de l'intitulé, l'orthographe anglaise est restée, et le club en a fait un marqueur d'identité.
Les couleurs sont le rouge et le noir, d'où rossoneri, et le diable qui donne l'autre surnom, il Diavolo. Le club joue à San Siro, dans le quartier du même nom, officiellement stade Giuseppe-Meazza, pour environ 75 000 places. Particularité rare à ce niveau en Europe : l'enceinte est partagée avec l'Inter depuis 1947. Les deux clubs de la ville reçoivent donc dans le même stade, y compris quand ils s'affrontent.
Le Milan a connu deux périodes de domination européenne nettement identifiées : la fin des années 1980 et le début des années 1990, avec une équipe qui a également bouclé un championnat sans défaite en 1991-1992, puis le milieu des années 2000.
Palmarès
Dix-neuf titres de champion d'Italie. En coupe nationale, le bilan est en revanche étonnamment léger au regard du rang du club, avec cinq Coupes d'Italie ; s'y ajoutent huit Supercoupes d'Italie.
Le palmarès européen est la vraie signature du club : sept Coupes des clubs champions et Ligues des champions, deux Coupes des coupes, cinq Supercoupes d'Europe. À l'échelle mondiale, trois Coupes intercontinentales — un record partagé — et une Coupe du monde des clubs.
Rivalités et affiches
Le derby della Madonnina, contre l'Inter, est la confrontation centrale de la saison milanaise. Les deux clubs partagent le stade, le public se répartit entre les virages opposés de la même enceinte, et l'affiche est connue pour la production de tifos qui l'accompagne.
L'autre rivalité forte oppose le Milan à la Juventus, sur un axe nord-ouest de l'Italie qui a longtemps concentré les titres. Le contentieux y est sportif plutôt que géographique.
Ce qu'il faut regarder quand on suit ce club
Le partage du stade est le premier point à intégrer, parce qu'il neutralise un repère habituellement solide. Dans le derby milanais, le club désigné comme recevant l'est administrativement : il ne change pas de pelouse, ne change pas de vestiaire d'habitude, et l'avantage du terrain — l'un des facteurs les plus stables du football — ne s'applique pas de la même manière. Traiter ce match avec les mêmes repères qu'un déplacement ordinaire conduit à une lecture faussée.
Deuxième point : la Serie A produit historiquement moins de buts par match que la plupart des autres grands championnats européens. Cela pèse directement sur toute lecture centrée sur les totaux de buts, et la référence utile est la moyenne du championnat concerné, pas une moyenne européenne générale.
Troisième point, propre à ce club : le décalage entre la réputation et la période en cours. Le Milan a traversé plusieurs phases de reconstruction longues, y compris des saisons hors des places européennes, alors que son palmarès continuait de le classer parmi les tout premiers clubs du continent. Se fier au palmarès pour juger d'une saison donnée est ici particulièrement trompeur ; les séries récentes sont un indicateur nettement plus fiable que le prestige.
Enfin, la Coupe d'Italie a un format à connaître : les clubs les mieux classés du championnat précédent entrent en lice tardivement, et l'épreuve se joue en match sec jusqu'aux demi-finales. Un tour de coupe se lit donc à travers l'état de fraîcheur et la composition retenue, plus qu'à travers l'écart de niveau affiché.
Les paris sportifs sont interdits aux mineurs. Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé).


