Parier sur l’AS Nancy

La rédaction Footiz

L'AS Nancy-Lorraine est née d'un sauvetage. Après la liquidation du FC Nancy en 1964, un groupe de passionnés emmené par Claude Cuny reconstruit une structure professionnelle en 1967 pour éviter que la ville ne perde le football de haut niveau. C'est cette date de 1967 que le club porte sur son écusson, et c'est de là que découle le reste de son histoire : deux trophées nationaux, un centre de formation réputé et un derby qui n'a jamais faibli.

Histoire et identité

Les racines associatives du football nancéien sont plus anciennes que 1967 — elles remontent au début du siècle et aux sociétés de gymnastique locales. Mais la refondation de 1967 est l'acte fondateur du club actuel. L'opération de sauvetage, restée dans la mémoire locale sous le nom de « Boîte Postale 17 », consistait à faire appel à la population et aux entreprises de la région pour financer la renaissance d'un club professionnel.

La décennie suivante est la plus brillante. L'ASNL monte en Division 1, y installe un jeu offensif remarqué, et voit émerger un jeune milieu de terrain formé sur place : Michel Platini, qui reste à ce jour le meilleur buteur de l'histoire du club avec 127 buts. La Coupe de France 1978, remportée avec lui dans l'équipe, est le premier trophée majeur de la maison.

La suite est faite de cycles. Le club descend, remonte, redescend — cinq titres de champion de deuxième division jalonnent le parcours, ce qui dit à la fois sa capacité à rebondir et son incapacité à s'installer durablement dans l'élite. Un second trophée arrive en 2006 avec la Coupe de la Ligue.

L'identité visuelle est stable : blanc et rouge, et le chardon lorrain comme emblème, d'où le surnom des « Chardons ». Le stade Marcel-Picot, implanté à Tomblaine dans la banlieue immédiate de Nancy, compte un peu plus de vingt mille places assises.

Palmarès

  • Coupe de France : 1978
  • Coupe de la Ligue : 2006
  • Champion de France de deuxième division : 1975, 1990, 1998, 2005, 2016

Le club n'a jamais été champion de France. Ses deux trophées nationaux, séparés de vingt-huit ans, encadrent une histoire faite davantage de résistance que de domination.

Rivalités et affiches

Le derby lorrain contre le FC Metz est l'axe autour duquel tourne tout le reste. Trente kilomètres séparent les deux villes, et la rivalité dépasse largement le football : elle rejoue une opposition ancienne entre deux capitales régionales, deux histoires, deux identités. C'est l'une des affiches les plus tendues du football français, systématiquement classée à risque, et l'une des rares dont le résultat compte plus que les points qu'il rapporte.

Au-delà de Metz, les confrontations avec Sochaux ont pris la dimension d'un derby de l'Est, avec des antécédents entre groupes de supporters. Strasbourg complète le tableau des oppositions régionales.

Ce qu'il faut regarder quand on suit ce club

La première chose à comprendre en suivant l'ASNL, c'est que sa trajectoire est cyclique. Cinq titres de deuxième division signalent un club capable de dominer son échelon puis de peiner à l'échelon supérieur. Concrètement, cela veut dire que les repères pris sur une saison se transportent mal à la suivante : un club qui change de division change aussi de profil de résultats, et les statistiques de la saison précédente n'ont qu'une valeur indicative.

Deuxième point, le derby. Nancy-Metz est le type même de match où la forme du moment prédit mal l'issue. L'historique des confrontations directes, l'identité du terrain, la tenue du match — nombre de cartons, temps de jeu effectif — y sont plus informatifs que les statistiques de saison. Ce sont des rencontres hachées, souvent serrées.

Troisième point, la formation. Un club qui a produit Platini, puis plus récemment Clément Lenglet parmi d'autres, continue de faire jouer des jeunes. Comme pour tout club formateur, la contrepartie est une variabilité de rendement supérieure à la moyenne : les mêmes joueurs peuvent produire une performance de très haut niveau puis disparaître d'un match à l'autre. La moyenne d'âge de l'équipe est un indicateur plus parlant que le nom des titulaires.

Enfin, l'ambiance de Marcel-Picot. C'est un stade dont l'affluence varie fortement selon le niveau où évolue le club, et cette affluence est mesurable saison après saison. Un différentiel domicile-extérieur qui se creuse ou qui s'aplatit dit souvent quelque chose de l'état réel de l'équipe avant que le classement ne le montre.

Les paris sportifs sont interdits aux mineurs. Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé).

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