Parier sur West Ham

La rédaction Footiz

West Ham United est né dans les chantiers navals de l'est de Londres. Fondé en 1895 sous le nom de Thames Ironworks FC par Arnold Hills, propriétaire du chantier, il prend son nom actuel en 1900 et passe professionnel. Trois de ses joueurs — Bobby Moore, Geoff Hurst et Martin Peters — étaient sur le terrain lorsque l'Angleterre a remporté la Coupe du monde 1966.

Histoire et identité

L'origine ouvrière du club explique ses surnoms. « The Hammers » et « The Irons » renvoient tous deux aux marteaux croisés du chantier naval Thames Ironworks, qui figurent encore sur l'écusson. C'est l'un des rares clubs anglais dont l'emblème raconte littéralement le métier de ses fondateurs.

Les couleurs, en revanche, ne datent pas de la fondation : le club joue d'abord en bleu et noir avant d'adopter, en 1903, le bordeaux et le bleu ciel qui font aujourd'hui son identité visuelle.

La période la plus faste s'étend des années 1960 aux années 1980, sous la direction de Ron Greenwood puis de John Lyall. West Ham remporte trois FA Cup — 1964, 1975 et 1980 — et une Coupe des coupes en 1965. Cette dernière est gagnée à Wembley, à une époque où la compétition réunissait les vainqueurs de coupes nationales européennes.

La formation constitue l'autre marqueur du club, au point qu'on le surnomme « the Academy of Football ». Rio Ferdinand, Frank Lampard, Joe Cole, Michael Carrick et Declan Rice y ont tous été formés, parmi d'autres.

L'hymne, « I'm Forever Blowing Bubbles », est chanté avant chaque match à domicile depuis les années 1920, accompagné de bulles de savon lancées sur la pelouse — l'un des rituels les plus identifiables du football anglais.

En 2016, le club quitte le Boleyn Ground d'Upton Park, occupé depuis 1904, pour le stade olympique de Londres construit pour les Jeux de 2012. Sa capacité pour les matchs de football a été portée à 62 500 places. Ce déménagement reste discuté par une partie du public : passer d'une enceinte de quartier, exiguë et bruyante, à un ancien stade d'athlétisme aux tribunes éloignées du terrain a changé l'expérience du match.

Palmarès

  • FA Cup : 1964, 1975, 1980
  • Coupe des coupes : 1965
  • Ligue Europa Conference : 2023
  • Coupe Intertoto : 1999

West Ham n'a jamais été champion d'Angleterre. Son palmarès est celui d'un club de coupe : quatre des cinq trophées ci-dessus ont été remportés dans des formats à élimination directe.

Rivalités et affiches

La rivalité avec Millwall est l'une des plus anciennes et des plus dures du football anglais. Elle remonte au début du XXᵉ siècle et oppose deux clubs issus des docks londoniens, l'un au nord de la Tamise, l'autre au sud. Les deux clubs n'évoluant plus au même niveau depuis longtemps, ces rencontres sont devenues rares.

Au quotidien, les derbys londoniens contre Tottenham et Chelsea constituent les affiches les plus attendues du calendrier. Elles n'ont pas la charge historique du duel avec Millwall, mais elles ont l'avantage d'avoir lieu chaque saison.

Ce qu'il faut regarder quand on suit ce club

Le stade est le premier paramètre, et il est particulier à West Ham. Le London Stadium est un ancien équipement olympique, avec des tribunes plus éloignées du terrain que dans la plupart des enceintes anglaises. L'avantage à domicile mesuré depuis le déménagement de 2016 mérite d'être comparé à celui de la période d'Upton Park : c'est un des rares cas où un club a changé de configuration de manière aussi radicale, et où l'effet est visible dans les données.

Deuxième point, la culture de coupe. Un club dont l'ensemble du palmarès vient des compétitions à élimination directe mérite qu'on analyse ses parcours en FA Cup, en League Cup et en Europe séparément de son classement en championnat. Les deux ne racontent pas la même chose, et la hiérarchie des priorités varie d'une saison à l'autre.

Troisième point, l'irrégularité. West Ham appartient à cette catégorie de clubs anglais de milieu de tableau capables de battre n'importe qui un week-end et de perdre contre n'importe qui le suivant. Sur ce profil, les moyennes de saison sont plus fiables que les séries de cinq matchs, et les statistiques de production offensive rapportées aux points obtenus signalent souvent une correction à venir.

Quatrième point, la formation. Un club dont l'académie produit régulièrement des internationaux vend aussi régulièrement ses meilleurs éléments. Le taux de renouvellement de l'effectif entre deux saisons explique une part importante des variations de niveau, davantage que les changements tactiques.

Enfin, le calendrier européen. Les qualifications continentales, quand elles surviennent, modifient la charge de travail d'un effectif calibré pour une seule compétition. Regardez le nombre de joueurs utilisés et la rotation lors des semaines à deux matchs.

Les paris sportifs sont interdits aux mineurs. Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé).

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