Une nouvelle étude en ligne Ipsos réalisée mardi soir juste avant le retrait du projet de Super Ligue montre que la majorité des Français sont opposés à ce projet. 64% des Français en ont entendu parler alors même qu’aucun club Français ne figurait parmi les fondateurs. Environ six Français sur dix sont opposés à toutes les caractéristiques de la Super Ligue européenne.

Cette nouvelle enquête Ipsos réalisée auprès de 5 000 personnes âgées de 18 à 65 ans, dans cinq pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni), révèle que 77 % des personnes interrogées dans ces cinq pays connaissent la Super Ligue, les Britanniques (88 %) et les Italiens (85 %) étant les plus à même de dire connaître la Super Ligue. Au Royaume-Uni, une personne sur dix seulement n’est pas au courant de cette affaire. En France et en Allemagne, les niveaux de sensibilisation sont plus faibles, avec respectivement 64 % et 66 %.

Lorsqu’il s’agit de soutenir la Super Ligue et son fonctionnement, les différences entre pays sont significatives. Les Espagnols sont ceux qui soutiennent le plus les quatre caractéristiques de la Super Ligue sur lesquelles ils ont été interrogés :

– La Super Ligue comprendra six clubs anglais, trois clubs espagnols, trois clubs italiens et seulement trois autres clubs d’autres pays.

– Les 15 clubs fondateurs recevront chacun un financement important au début de chaque saison, indépendamment de leurs résultats.

– Seuls cinq autres clubs de football seront sélectionnés chaque année pour participer à la Super Ligue.

– Les 15 mêmes clubs de football fondateurs participeront au tournoi chaque année, indépendamment de leurs performances dans le(s) championnat(s) national(aux). Ils ne seront jamais retirés de la Super Ligue.

Par exemple, les Espagnols sont les plus nombreux (49%) à soutenir l’accord selon lequel les 15 clubs fondateurs recevront un financement important chaque saison, indépendamment de leurs performances sportives. En comparaison, 31% des personnes interrogées au Royaume-Uni, 34% en Allemagne et 38% en France se déclarent favorables à ce mode de fonctionnement.

Si l’on distingue les personnes qui s’intéressent au football de celles qui ne s’y intéressent pas, on constate que les premières citées ont tendance à soutenir davantage les caractéristiques de la Super Ligue, mais ce sentiment reste minoritaire même chez cette population pourtant plus sensible à l’attractivité des affiches potentielles d’une telle compétition.

Dans toute l’Europe, 68 % des personnes sont très ou assez intéressées par les tournois de football, l’Italie (75 %), l’Espagne (73 %) et le Royaume-Uni (71 %) étant les plus nombreux à s’y intéresser, suivis par l’Allemagne (65 %) et la France (54 %).

Il s’agit des résultats d’une enquête basé sur 5 marchés réalisée par Ipsos sur sa plateforme Ipsos Digital DIY (https://www.ipsos.digital/). Ipsos a interrogé un total de 5.000 adultes âgés de 18 à 65 ans au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne le 20 avril 2021, entre 21 et 23 heures.

L’échantillon est composé de 1 000 individus dans chacun des 5 marchés européens. Les échantillons sont représentatifs au niveau national et leur composition reflète au mieux le profil démographique de la population adulte selon les données du recensement le plus récent.

Lorsque la somme des résultats n’est pas égale à 100 ou que la « différence » semble être supérieure ou inférieure de +/-1 à la réalité, cela peut être dû aux arrondis, aux réponses multiples ou à l’exclusion des réponses « ne sait pas » ou non déclarées.

La précision des sondages en ligne d’Ipsos est calculée en utilisant un intervalle de crédibilité avec un sondage de 1 000 personnes précis à +/- 3,5 points de pourcentage et de 500 personnes précis à +/- 5,0 points de pourcentage. Pour plus d’informations sur l’utilisation des intervalles de crédibilité par Ipsos, veuillez consulter le site Internet d’Ipsos.

La publication de ces résultats est soumise aux règles et réglementations locales.